Magic Ciné : Chocolat de Roschdy Zem

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Date :
Prix :
3€
Complément :
Ouvert à tous. Gratuit pour les moins de 12 ans
Lieu :

Salle polyvalente (stade)

Route de Gredolle
76400 Colleville

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Les Magiciens de la Nuit proposent une nouvelle activité à partir de février 2019, « Magic Ciné » un ciné-club qui aura lieu tous les 1ers vendredis de chaque mois à la salle des fêtes de Colleville. Séance à 20h30 au tarif de 3€, c’est ouvert à tous.

Pot de l’amitié et moments de partage à l’issue de la projection.

A l’affiche du mois

Film « Chocolat » de Roschdy Zem

Du cirque au théâtre, de l’anonymat à la gloire, l’incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu’il forme avec Footit, va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l’argent facile, le jeu et les discriminations n’usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l’histoire de cet artiste hors du commun.

La critique cinématographique:

Né dans une famille africaine réduite en esclavage et déportée à Cuba, Rafael Padilla est vendu à huit ans. Quelques années plus tard, il s’enfuit et vit de petits métiers qu’il décroche de-ci de-là. Lorsque le célèbre clown blanc George Footit découvre l’étendue du potentiel du jeune, il le prend à son service. Surnommé Chocolat en raison de sa couleur de peau et en référence à la publicité pour le cacao Banania, il connaît rapidement un succès colossal dans ses duos comiques. Ce couple exotique fait rugir les foules, hilares devant les simagrées de l’autoritaire clown blanc et du clown noir souffre-douleur.
Le sourire désarmant d’Omar Sy et son rire communicatif se prouvent une nouvelle fois être les meilleures armes du comédien. Désormais rompu aux rôles tragi-comiques, l’acteur prouve une nouvelle fois qu’il a tout pour emporter le cœur des français. Pour lui donner la réplique, James Thiérrée, le petit-fils de Charlot, fait la démonstration théâtrale de son intime compréhension du monde du cirque.
Le long-métrage se distingue entre autres par ses choix photographiques. L’éclairage confère à l’ensemble une certaine élégance et les reconstitutions d’époque, inondées par des flots de lumières, acquièrent un charme dont le film serait autrement dépourvu. Entre La Môme et L’Homme qui rit, Chocolat brille par son intransigeance visuelle. Le classicisme de la mise en scène permet à la production de s’affranchir d’une histoire somme toute assez grossière.