Magic Ciné : Les sucriers de Colleville

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Date :
Prix :
3€
Complément :
Ouvert à tous. Gratuit pour les moins de 12 ans
Lieu :

Salle polyvalente (stade)

Route de Gredolle
76400 Colleville

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Film suivi d’un débat avec la participation de la réalisatrice

Les Magiciens de la Nuit proposent une nouvelle activité à partir de février 2019, « Magic Ciné » un ciné-club qui aura lieu tous les 1ers vendredis de chaque mois à la salle des fêtes de Colleville. Séance à 20h30 au tarif de 3€, c’est ouvert à tous.

Pot de l’amitié et moments de partage à l’issue de la projection.

A l’affiche du mois

Film « Les sucriers de Colleville d’Ariane Doublet

Fermera ? Fermera pas ? A la petite sucrerie de Colleville, on attend la décision avec un mélange de colère et de résignation.
L’usine comme un monstre. Le bruit des machines, les tableaux de bord qui clignotent, la fumée des cuiseurs, la routine de la pointeuse et des quarts de nuit. Et les hommes au travail, les confidences au vestiaire avec les copains, l’apéro volé sur l’horaire… ces mille façons d’apprivoiser l’usine pour qu’elle ne vous dévore pas la vie.
Ici, chacun sait que les jours sont comptés. Cette année, l’année prochaine, au fond, quelle différence ? Quelques-uns souhaitent même que l’usine ferme vite et qu’on en finisse. Tout plutôt que cette attente qui ronge les nerfs, renvoyant les ouvriers à leur rage et leur impuissance, et qui dessine aux yeux de tous, la fin du travail et des ouvriers…

 

L’origine du projet:

« C’est la curiosité qui m’a amenée à la sucrerie de Colleville, se souvient Ariane Doublet. « Le bruit courait dans le pays : l’usine était menacée de fermeture. Souvent j’étais passée devant, impressionnée par le bruit et les épais nuages de fumée qui s’en dégageaient. Je voulais rencontrer les ouvriers, pénétrer ce lieu. Les choses ont été vite. Les campagnes sucrières, périodes durant lesquelles on extrait le sucre des betteraves durent environ quatre mois d’hiver. Nous étions fin novembre, il restait tout au plus cinq semaines de travail intensif, et peut-être cette 99ème campagne, dans cette usine centenaire, allait être la dernière. » La cinéaste a filmé une lutte qui n’a rencontré qu’un faible écho « A Colleville, ils ne sont qu’une petite centaine de salariés, et les saisonniers ne font que passer… Les gens se sentent impuissants et ne savent plus contre qui se battre. C’est cette usure, ce délitement que j’ai voulu faire sentir, jusqu’à le rendre parfois oppressant. »