Notre-Dame-De-Gravenchon

Date : Passée le 17 juin 2022
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Le matin:
Notre-Dame-De-Gravenchon:  La Cité du pétrole et comment un petit village rural est passé en pôle industriel grâce à l’activité pétro-chimique ( 1950) et est devenu PORT JEROME .

Présentation par: Non encore communiqué

À partir de 1929, le gouvernement français impose le raffinage du brut sur le territoire national. Le Havre est le port le plus direct pour importer le brut des USA. La zone du Mesnil offre des terrains étendus, peu coûteux, la Seine et la proximité relative de Paris.

Les usines sont construites sur un marais remblayé. La première unité, Esso, démarre fin 1932. Les différentes parties des unités arrivent des USA, prêtes à assembler. Les raffineries sont en plein essor quand survient la guerre en 1939. Toutes les installations et les réserves d’essence et de brut sont volontairement détruites par le feu.
Pendant la guerre, la partie située à l’ouest de la route du Bac est défrichée et cultivée.

Avant 1939, avait été envisagée dans cette zone la construction d’une grande darse (il en reste quelques vestiges sous les taillis qui bordent la Seine près du bac de Port-Jérôme/Quillebeuf).

Il s’agissait d’une reprise du projet de Napoléon III dont l’ambition était de créer un port moins exposé que celui du Havre et plus près de Rouen. Des travaux en vue d’éliminer la formation des bancs de sable avaient d’ailleurs été entrepris dès 1848 et, le 28 mai 1861, l’empereur débarquait sur les « prairies du Mesnil ». Il avait déjà un nom pour ce port, celui de son oncle Jérôme, ex-roi de Westphalie, décédé le 24 juin 1860. D’où le nom actuel de Port-Jérôme et la borne de bronze près de la cale du bac qui témoigne de cet événement historique.

A la fin de la guerre, après un suspense de plusieurs mois, la décision est prise de reconstruire les usines au même endroit.

Déjeuner à la Brasserie du Centre
L’après-midi:
Visite du Parc du Telhuet, trophée du paysage 1995

A 16h: Comment une équipe de passionnés a pu reconstruire un orgue!

Orgue de l’Eglise Saint Georges de  Notre-dame-De-Gravenchon

Visite commentée par Claude Bourgeaux,

Grâce à trois mélomanes, un orgue romantique a été assemblé dans l’église Saint-Georges de Notre-Dame-de-Gravenchon. «  Il n’y en avait pas dans la région. Les orgues de Bolbec et de Caudebec-en-Caux sont intéressants, mais baroques, signale Claude Bourgeaux, organiste à Bolbec. Et au conservatoire, les cours sont donnés sur un orgue assez modeste dans une petite salle. Alors que c’est un instrument qui a besoin de volume pour s’exprimer »

Ces raisons ont suffi à Claude Bourgeaux et deux de ses amis – Jean Besson, de Gravenchon, et Pierre Vezier, organiste à Lillebonne et bon bricoleur – à faire trois fois l’aller-retour au Pouliguen, à 421 km de Gravenchon, pour aller chercher l’orgue baroque de l’église Saint-Nicolas du Pouliguen. Un orgue datant de 1901 que la paroisse change avec l’achat d’un neuf. « À la différence de l’orgue baroque, l’orgue romantique permet des crescendo et diminuendo qui permettent de jouer sur l’intensité du son pour jouer de belles pièces des XIXe et XXe siècle », explique Claude Bourgeaux.

Intervenant

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